France : face au dialogue de sourd autour de la question du racisme, un marquage à la culotte aux suprémacistes s’impose.

En France, le débat sur l'identité nationale a ouvert la boite de pandore. Vous vous souvenez sans doute du fameux débat sur l'identité nationale initié par l'ancien président Nicolas Sarkozy et conduit par Eric Besson ministre de l'Immigration et de l'identité nationale.

0
131

J’invite tous les républicains à faire un véritable marquage à la culotte aux suprémacistes. Un combat à mener sur les réseaux sociaux et pas seulement.

Qui ne dit rien consent!

Face aux maux de notre société, les avis sont divers. Pour certains, il ne faut pas prêter attention aux racistes. Ce sont des ignorants, des aigris, mal dans leur peau…En effet, cette thèse peut se comprendre. Les cons ça osent tout, c’est à ça qu’on les reconnaît. Il est plus simple de baisser les bras et de leur laisser déverser leur haine à longueur de journée, tout en sachant que leurs propos sont nuisibles pour la cohésion sociale et surtout qu’ ils portent atteinte à notre image.
En guise d’exemple, hier, ils ont construit l’image d’un noir fort, travailleur pour justifier l’esclavage, aujourd’hui, ils ont construit le contraire pour justifier les discriminations. Sans gêne, le meurtre de George Floyd semble normal pour certains car il est noir, donc délinquant, ou encore il est noir donc sa mort serait moins grave. D’où l’importance d’être non seulement présent partout où ils sont pour déconstruire leurs a priori et préjugés mais aussi les combattre par les idées

Pour d’autres, et je suis de ce camps , c’est une grande erreur de laisser champ libre à ce genre d’individu.
Je considère qu’ils sont comme les terroristes. Ils se mentent eux même, construisent leurs argumentations pour haïr les autres. Ils agissent la plupart du temps dans l’ombre et n’assument jamais leur choix, d’où le refus de leur part de ne jamais accepter d’être traité de raciste malgré des actes condamnables. En ce qui me concerne, il ne faut point démissionner encore moins baisser les bras.
Avec les fachos, c’est oeil pour oeil, dent pour dent. Ils ne nous feront jamais de cadeaux. Le respect se mérite et c’est à nous de l’imposer à toutes les personnes qui n’ont aucune considération pour nous.
Utilisez les moyens légaux pour réunir assez de preuves et portez plainte pour tous les propos racistes dont vous êtes victimes sont la panacée.
Pour cause, minimiser et ignorer leurs actes c’est leur donner des ailes, un envol qui a commencé en 2009 à l’occasion du débat sur l’identité nationale. Nous y reviendrons.

En France, il y a un dialogue de sourd autour du racisme. Imaginez, depuis plusieurs années, une catégorie de la population dénonce un traitement inégalitaire, des discriminations dans l’emploi, dans la recherche de logements.
Quelque soit la mobilisation comme les fortes manifestations de ces derniers jours, quelque soit les preuves comme les dernières révélations sur les groupes racistes au sein de la police, la seule réponse souvent obtenue c’est le déni.
Pire, comme un bouclier les créations des idées de  » victimisation » ou encore de « racisme anti- blanc » viennent sans gêne se rajouter à ce combat légitime pour faire taire ceux qui osent dire stop. Retenez aussi ce mot  » rentrez-chez vous » qui fait également parti de ce lexique de guerre.
J’ai l’habitude de dire qu’une seule pomme de terre pourrie peut affecter un sac entier si rien n’est fait. La police doit faire le ménage et ne tolérer aucune brebis galeuse. Son image et la noblesse des missions qui lui sont confiées en dépendent . Le contraire mettrait en danger la confiance en la justice. Et cette confiance sine qua non est le socle de la paix sociale. Merci à tous ces policiers de dénoncer leurs collègues qui usent de ces pratiques. Nous devons tous être solidaires et ne rien faire, c’est être complice.
En France, le débat sur l’identité nationale a ouvert la boite de pandore. Vous vous souvenez sans doute du fameux débat sur l’identité nationale initié par l’ancien président Nicolas Sarkozy et conduit par Eric Besson ministre de l’Immigration et de l’identité nationale. Si le racisme a toujours existé, la boite de pandore a été ouverte à l’occasion de ce soit disant débat. Les racistes qui gardaient leurs idées nauséabondes se sont sentis pousser des ailes. Pour rappel, le ministère de Besson avait créé un site Internet pour le débat, géré par une société privée chargée de « modérer » les interventions pour écarter les plus choquantes, ouvertement racistes ou xénophobes. Plusieurs messages haineux ont échappé de ce contrôle, réveillant les bas instincts de certains français.
Sans doute les réseaux sociaux ont facilité cette libération de la parole raciste.
Et comme disait l’autre, l’un des revers de la médaille d’Internet est qu’aujourd’hui n’importe quel abruti a le même droit à la parole qu’un prix nobel de la paix.
Aujourd’hui, intéressez vous aux commentaires de n’importe quel site internet qui traite de certains sujets d’actualité et vous serez choqués des propos haineux, des incitations à la haine raciale, des propos racistes et dégradants qui ciblent aux vues de tous les minorités. Et ces auteurs ne sont jamais inquiétés par la justice.
Il est donc urgent et important de porter plus d’attention aux idées de ces abrutis tapis dans l’ombre des réseaux sociaux grâce à leurs pseudos. C’est connu, ils ne sont pas assez courageux pour parler avec leurs vraies identités.
C’est dans ce sens que j’invite chaque personne qui garde en lui un esprit républicain, un esprit humaniste a faire un marquage à la culotte sans aucune concession à ce genre de personne qui met au quotidien de l’huile sur le feu dans le pacte républicain du vivre ensemble et de la fraternité.
Au travail, en famille, sur les réseaux sociaux aux idées supremacistes, aux blagues racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, apportez des réponses adéquates pour mettre ce genre d’individus à leur place.
Et c’est connu, vous serez sans doute mis à l’écart car vous refusez l’inacceptable et selon le milieu et le contexte vous serez peut-être mal vu ou considéré comme coincé en refusant de cautionner ces idéologies.
Mais qui ne dit rien consent et si ces personnes prennent de plus en plus une place dans la société et dans le débat public c’est qu’elles bénéficient de complaisance et de plus de tolérance.
Nous sommes tous différents et ne fait jamais à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse.
Tolérer des propos haineux et dégradants sur les autres au motif que je ne suis pas concerné n’est pas un acte courageux.
L’Etat a aussi une grande part de responsabilité dans ce dialogue de sourd déplorable. Son silence et l’absence de politique réelle et efficace contre ce fléau peuvent être interprétés comme une forme de complaisance envers les racistes.
Je passe sous silence son impuissance à régler entre autres la question des discriminations. Sa seule solution discutable et  » mort née » qui reposait sur le cv anonyme est un aveu d’échec.
Saluons toutefois, dans l’intérêt mondial sur cette noble cause de la lutte contre le racisme la mobilisation de personnes blanches en grand nombre pour dénoncer ce fléau.
Nous les avions vues nombreuses sur la place de la République à Paris samedi 13 juin et dans toutes les capitales européennes où des manifestations sont organisées jusqu’au États-Unis.
Et l’une d’elle me disait  dans une interview:
 » on est la génération qui doit changer les choses »
Comme toutes les injustices, ce combat doit en effet être celui de tous.

Ibra Khady Ndiaye

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here