Macky veut choisir sans éliminer

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Macky veut choisir sans éliminer
La « confiance » entre la logique politique et la sincérité est loin d’être le carrefour entre le juste et la vérité. Pour choisir son successeur ( excusez-moi son candidat) l’actuel président de la république du Sénégal se retrouve au carrefour de beaucoup de chemin pour ne pas paraphraser l’humoriste panafricain Jean Michel Kankan.
Certains observateurs et analystes politiques qui lorgnent le colis fortement coloré marron-beige qu’a fini de livrer (malgré eux) les militants de la coalition au pouvoir BENO BOK YAKAR ( BBY), aperçoivent : des bêtes politiques, des chasseurs à l’affût et des rebelles vigilants qui attendent le bon moment pour jouer au trouble-fêtes
Des hypothèses rien que des hypothèses. Trouver la solution politique à une équation posée par Macky Sall remonte à gagner le Jackpot au PMU en utilisant toutes les probabilités mathématiques.
Cependant, force est de constater que les points de suture et de fissure sont tellement présents qu’ils rendent difficile à tout bon analyste d’atteindre la vraie cible et de prédire le premier résultat électoral pour BBY. Tout y est car perdre c’est aussi gagner
Le choix de BBY serait à la fois le début de la dislocation du Djolof et la réhabilitation d’un autre Sénégal. Trois grands groupes de personnalités occupent sous forme de tri, l’espace médiatique, les réseaux sociaux et les audiences nocturnes
1- le camp de Amadou Ba que je préfère appeler le candidat de la « logique politique »
2- le camp mixte composé de tous et de X
3- le duo Aly Ngouille NDIAYE-Abdoulaye Daouda Diallo.
Entre ces « deux frères de l’APR » (l’un qualifié de militant authentique et l’autre qui a pris le train en marche) l’adversité politique serait plus soutenable qu’entre Aly Ngouille Ndiaye et Amadou Ba.
Mais en politique tout est possible.
Dans ce tableau arc-en-ciel beaucoup de scénarios sont possibles. Macky Sall le président de l’APR pourrait même choisir Idrissa Seck au cas où….
Même si tout le monde semble se taire pour le moment, on peut bien entendre le bruit fort de chacun d’entre eux à travers les ambitions « cachées » qu’ils affichent
Parmi ces scenarios possibles, si Amadou Ba renonce aux ambitions présidentielles qu’on lui prête, pose ses conditions à mener à bon port le gouvernement qu’il dirige, Macky Sall aurait moins d’ennuis. Une épine du pied lui serait enlevée dans ce cas de figure. Si Macky choisit une autre personne il va affronter deux situations: celle d’un remaniement, de la composition d’un nouveau gouvernement de 7 mois et le choix d’un candidat d’union. Abdoulaye Wade a procédé à un dernier remaniement 6 mois avant les élections présidentielles de 2012 ( ndlr)
Amadou Ba , serait donc son candidat « logique » puisqu’il est déjà sa personne de confiance pour diriger le dernier gouvernement.
Amadou Ba qui tisse sa toile, a le soutien de certains des membres de son gouvernement et continue de recevoir des propositions de futurs alliés et de républicains.
De l’autre côté, de source très sûres tapies entre BOKI DIAWE et NGADIOBE sur la route de SEME, nous avons appris que beaucoup de bonnes volontés s’activent à convertir l’adversité entre le Djolof et le Fouta en un compagnonnage politique.
Le « candidat » Aly Ngouille Ndiaye, pourrait bénéficier d’un soutien d’Abdoulaye Daouda Diallo et vice versa avec la bénédiction de Harouna Dia et du dur-à-cuire Farba Ngom (xalu ndeef). Quand on sait que les rapports d’hier (à saluer) entre Macky Sall et Harouna Dia sont (à apprécier) aujourd’hui
Certains sénégalais collent à ces trois potentiels et non exclusifs candidats trois qualificatifs : Loyauté, Fidélité et Rigueur.

En politique tout est possible.
Le troisième élément du grand groupe demeure le candidat X ou le candidat de l’explosion (quasi impossible).
Nous pouvons en dire plus sur les bombes à retardement à Dakar ( et sa banlieue) au Fouta, dans la diaspora et dans une moindre mesure au Djolof.
Dans l’un ou l’autre des cas, l’ingénieur et le génie politique a déjà sa conception mais n’a pas partagé sa pensée ni avec nous ni avec ses alliés. Macky Sall a habitué les sénégalais à souffrir dans l’attente. Il nous sait impatients, polémistes et tire beaucoup de leçons de nos débats dans les médias et même de la rue. Tout candidat non endurant va finir par faire tomber le masque.
Macky Sall distribue les rôles, les, postes et même les candidatures mais ne cède pas aux chantages. Il a son propre plan de continuité du PSE : C’est son parti d’abord soutenu par les alliées d’aujourd’hui et les autres (à venir ) de la famille libérale généralement. Les accords seraient déjà ficelés en les ententes scellées.
Face à un bilan matériel bien-portant dans un Sénégal relativement en émergence, les adversités dans la coalition BBY risquent de planter dès le premier tour le candidat choisi
Macky Sall l’a rappelé d’ailleurs plusieurs fois dans les rencontres.  » Unis, nous pouvons gagner parce que nous avons un bilan… ».
Pour ne pas répéter le ministre Yoro Dia ancien journaliste de Walfadjri qui, dans ses analyses d’hier qualifiait feu Djibo Leyty Ka entre les deux-tours en 2000 d’un allié non fiable « à cause de son jeu de yoyo politique » son actuel patron est maître et l’arbitre du jeu qui se sert du sage à ses côtés
Macky Sall a toutes les cartes pour choisir son candidat, celui de BBY. Les électeurs ont toute la légitimité de choisir le cinquième Président en 2024 inshalah
L’opposition dans sa majorité affute ses armes et continue ses premiers calculs en attendant le coup de soufflet du plus grand match
Quant au peuple sénégalais et les acteurs politiques, ils réclament des élections libres transparentes et démocratiques dans l’inclusion. Lep ci njek nak
Alioune Ndiaye
PDG Africa7TVR

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